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Mets Tes Chaussettes - The Spirit of America

 

 

 

Bon après 6 mois sans article interessant (oui je sais ca fait longtemps que vos serviteurs ne mettent plus d'articles et ceux des autres sont a chier...) bref voila enfin de quoi !

Classique, ca commence comme un twitch, faut tout organiser pour pouvoir trouver 3 jours de congés à queque part. L'option classique est choisie : inventer de bonnes grosses conneries histoire de faire croire à tout le monde que notre grand mère est en train de creuver et que notre présence à son chevet s'avère indispensable. Bref Bobo part à Mtl voir "Romain mon copain" qui finalement vient le chercher à Sherbrooke (on passe sur les détails croustillant de l'histoire), Baïkal s'arrange pour décaler une réunion et nous voila pret pour un trip aux US (fait un temps de cul au QC).

16h30 (et 189$ plus tard) Le Precheur arrive au QG (en avance... les 189$ y sont sans doute liés). Tue-Tout l'y attend déjà.

17h00 Baïkal arrive et c'est le départ dans l'affolement général.

Fake après ca bobo check les spots, baïkal au volant. Il en faut pas plus pour prendre la mauvaise autoroute et s'en rendre compte 100Km plus tard... wouiiin. Bref c'est pas grave on trouve une parade, juste un petit détour.

Vue que Tue-Tout a checké les campground on y va confiant. Comme le dit au départ du voyage Le Precheur (dont la parole est d'évangile comme tout le monde le sait) : "une route barrée ca a jamais empeché de passer... y a juste les ponts coupés là c'est plus problématique!".

Bref les kilometres passent, les autoroutes passent, les frontieres trépassent, les mères avec leurs poussettes s'écrasent et finalement vers 23h on arrive sur zone.

Premier camping : "broken bridge" BAM ! Dans l'cul lulu ! Deuxieme camping.... bah on l'a jamais trouvé. Troisieme camping.... euh non bah y a pas de troisieme camping de prévu au programme. Crane Beach -spot du lendemain matin- fera l'affaire, il est minuit, devrait y avoir moyen de planter la tente et de parker le char pas loin de l'entrée de la réserve. Et au moins Baïkal connait la route... c'est pas comme pour ces môdits autres campings.

 

 

Bonne idée le camping à l'arrache : réveil par cris de willet au dessus de la tente. Heureusement qu'on ne l'a pas planté sur les poussins ! Fallait voir la tete de Bobo au sortir de son duvet et de la voiture.... un gamin qui retourne encore plus en enfance, limite il se déplaçait à quatre pattes ! lol.

Passage par la plage de Crane Beach histoire de cocher du Piping Plover (pop mondiale <6500 ind qd meme!). On file sur Plum' Island avec Aigrette neigeuse, Troglo des marais, Oie des neiges, Hirondelle noire, Moqueur polyglotte, Tohi à flanc roux pour les coches du Precheur.

Puis détour par Gloucester dit "Gluster" et un "waffle cone" plus tard, on se retrouve sur une pointe à spotter en mer. On se cache un peu histoire que le Precheur puisse qd même s'ouvrir une petite Corona... faut dire qu'il a pas encore l'age légal aux US. Ca permet de rajouter l'Océanite de wilson, l'atricille et surtout deux endémiques à répartition très restreinte : le Bald Grackle et l'incroyable Double headed Cormorant !!!

 

 

Le soir c'est redodo au même spot que la veille. Ca a du bon le camping sauvage sur un parking de reserve. Lendemain matin à l'aube détour par quelques forets du secteur... le spot est bien indiqué (cf. photo de la pancarte) on a les bonnes indications "se garer à l'entrée de Bald Hill Forest..." Le panneau dit "Welcome to Bald Hill" alors on se dit qu'on est PAS à la bonne place... On tourne, 1 heure passe, on se balade au mauvais endroit et au final on revient se garer sous la pancarte et miracle tout colle avec les indications des trip report. Dunnock forever... Grive des bois, Tanga ecarlate, Pic a ventre roux, Gobemoucheron gris-bleu, Paruline a gorge orangée...

 

 

Petite baignade dans l'eau à 12 degres avant de partir, petite pizza sur les rochers et seawatch de Chtong pong's Petrel... 16 coches pour le Prêcheur et 2 pour Baïkal, pô pire, pô pire ! ;-)

 

 

 

By Le Prêcheur and Baïkal from Caribouland.


Posté le 27/07/2009 | 50 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Rattlesnake Dundee IV : Back to Hell

 

Avez-vous regardé réçamment les actualités cinématographiques ?

 

Non ?

 

Alors vous risquez de louper ce petit bijoux du 7ème art, cette ode animée aux (a)mateurs éclairés des salles obscures... Hé oui, le célèbre héro qui aime attraper les gros reptiles à mains nues pour leur caresser langoureusement les phanères est de retour !!!

 

Malheureusement pour lui - et heureusement pour nous - le fameux acteur-héros de cette trilogie mithyque n'a plus l'âge pour se jeter sur tous les animaux à sang froid et les femmes à sang chaud qui passent à sa portée. Un jeune adonis est donc la star de ce nouvel opus : Rattlesnake Joe ! Tremblez lézards, tortues de mer, et autres bodybordeurs aux cheveux blonds, criez jeunes demoiselles, le frenchy le plus sexy de Touraine arrive dans l'Outback ! Et après des années d'errance en territoires civilisés, il est de retour en territoire hostile et pret à tout pour débarrasser le pays du moindre fût de Foster encore vivant...

 

Accessoirement il risque sérieusement de dépoussièrer les images de reptiles made in australia et redonner un goût d'aventure sauvage aux naturalistes civilisés et un peu encroutés que nous sommes... A voir et à revoir absolument ! Si vous n'êtes pas convaincu, un petit goût de la bête au torse viril ci-dessous, et des images à venir ici : http://pantala.canalblog.com/.

 

 

 

 

Coming soon ...


Posté le 22/05/2009 | 108 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Quelques nouvelles de l'Australie profonde.

Dunnocks, dunnockes

Je vous écris en ce jour saint pour vous dire que ça y est, je me suis installé en Australie. J'ai ouvert une librairie spécialisée dans les guides naturalistes et tout ce qui touche à l'environnement. Et j'aime toucher à l'environnement, d'ailleurs cela me fait penser qu'il faut que je mette ce kangourou à la poubelle, au bout de trois jours, ça commence à sentir et puis un lit, c'est fait pour dormir.

Mais voilà, la concurrence est rude et mes adversaires ne m'ont laissé aucune chance. Il a donc fallu que je change de domaine. Je n'ai pas trop eu de mal à trouver …

 

Sinon, un petit clin d'œil à notre ami Julien Présent, qui, s'il vient un jour dans ce beau pays - et Dieu me tripote – ne pourra prendre avec lui ça célèbre Peugeot Steve 206 Austin, la voiture qui valait 3 milliards. En effet, la B.A.C. est déjà avertie et ouvre l'œil.

Re-sinon, si vous voulez voir des photos de bestioles de là-bas, allez sur mon blog, ici ça craint.

Bisous partout !

Eric


Posté le 12/05/2009 | 77 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Témoignage

Les cocheurs sont des contemplatifs honteux !

            Il est toujours étrange de s'introduire, par la petite porte, dans un monde que l'on ne connaît pas. Tel est mon cas : je suis confrontée, de par mon travail, à de drôles de specimens : les ornithologues.

            J'ai ainsi appris qu'il existait plus de huit cents espèces d'oiseaux en Europe (en Paléarctique occidental, diront ceux qui tiennent mordicus à respecter une intransigeante rigueur scientifique), que certains passereaux ne se différencient qu'à la teinte de leur pattes et à la longueur de leurs ailes (de leur « projection primaire » diront les mêmes) ; j'ai appris ce que recouvraient exactement les vocables de « passereaux », « laridés », « limicoles » ; à différencier les oiseaux « hivernants » des « nicheurs » ; j'ai eu l'écho des batailles de classifications scientifiques ; j'ai navigué avec bonheur dans les noms d'oiseaux – pipit farlouse, avocette élégante, fuligule morillon, tichodrome échelette, chevalier gambette, vautour percnoptère... J'ai traîné mes guêtres et mes jumelles toutes neuves dans les marais et les zones boisées, à l'affût aux côtés d'ornithologues patients qui me délivraient quelques clés de leur monde (un grand merci leur soit ici rendu !).

            J'ai découvert ce qu'était une session de baguage, et ai à ces occasions pu observer de près une jeune chouette chevêche, une pie-grièche écorcheur, un martin-pêcheur, des hirondelles de rivage...

            J'ai assisté avec un étonnement amusé aux compétitions auxquelles se livraient les ornithologues chaque printemps : « J'ai vu ma première hirondelle de l'année lundi ! », « Et moi mon premier traquet motteux dimanche dernier ! ».

            J'apprenais un peu, je piochais dans tout cela des émotions et la joie de découvrir une nouvelle lecture du vivant, avec le réalisme toutefois de constater que tous ces passionnés étaient « tombés dedans » très jeunes, et que, malgré mon très honnête vécu de baroudeuse de la nature qui me permettait d'avoir quelques facilités d'observation, jamais je ne jouerai sur leur tableau.

            J'ai identifié plusieurs types d'ornithologues, non exclusifs les uns des autres : ceux que j'appelerais les ornitho « naturalistes » qui, toujours prêts à dégainer jumelles et longues-vues, observent les oiseaux dans leur milieu, déchiffrent leurs chants et leurs comportements. Viennent ensuite les « bagueurs », qui attrapent les oiseaux dans des filets et, pour les besoins de la cause scientifique, leur passent une bague à la patte. Enfin, il y a les « cocheurs ».

            « Cocher » signifie voir pour la première fois un oiseau que l'on n'a jamais rencontré, et en cocher le nom dans son guide ornitho. « Cocher » est donc une notion centrale dans le monde de l'ornithologie. Se dégagent, autour de cette notion, plusieurs philosophies. Certains se contentent de voir une fois l'oiseau en cause pour le cocher, d'autres attendent d'être sûrs, après plusieurs observations, de pouvoir le reconnaître seuls pour le cocher, d'autres enfin (ils sont rares !) ne tiennent pas de liste.

            Au début, la coche est un jeu facile : les espèces communément rencontrées sont nombreuses, et l'on peut en cocher plusieurs dizaines sans trop d'efforts. Ensuite, les choses se corsent : il y a les espèces exotiques, qu'il faut voyager pour voir, les espèces indigènes rares, et puis les espèces qui ne se rencontrent normalement pas dans une zone géographique donnée mais dont on peut observer, ponctuellement, de rares specimens, égarés loin de leur aire de répartition par le réchauffement climatique ou des vents insidieux (ces oiseaux-là sont nommés « gags » ou « surgags » -ne me demandez pas pourquoi). Lorsque cela advient, on peut alors assister à un curieux phénomène : une ruée d'ornithologues locaux (ou moins locaux !) qui se précipitent pour admirer le Bécasseau de Bonaparte ou la Mouette ivoire... et ajouter une coche à leur liste !

            Venons-en aux cocheurs proprement dits ; les purs et durs. Ceux-ci, parfois surnommés « sales cocheurs », ou « cocheurs fous » pour les plus « extrêmistes » d'entre eux, ne vivent que pour la coche. Ils sont capables d'avaler des milliers de kilomètres pour aller voir « The » bird, et tiennent plusieurs sortes de listes : la « life list », la « year list », la « French list », etc... A leur décharge, ce sont me semble-t-il marjoritairement de très bons ornithos.

            J'ai récemment rencontré un représentant distingué de cette caste et, le jeune homme ne fonctionnant pas en huis-clos sur sa passion, nous avons peu à peu lié connaissance.

            Alors que nous nous promenions un soir entre mer et marais, jumelles autour du cou, un vol d'aigrettes garzettes passa au-dessus de nos têtes, en un parfait contraste de blanc (pour le plumage) et de noir (pour le bec et les pattes). Je n'attrapai pas mes jumelles, profitant juste de la sérénité du moment, de la beauté de ce vol dans la lumière rase du couchant. Je me tournai alors vers mon compagnon de balade et lui demandai s'il parvenait encore à mettre de côté toutes ses connaissances scientifiques et son affût de l'oiseau rare, pour simplement regarder le spectacle que nous offrent la nature et les oiseaux.

            Sa réponse me laissa penser qu'il existait peut-être certaines passerelles entre le monde des cocheurs et celui des poètes : « Tu sais, me dit-il, nous autres cocheurs sommes en fin de compte des contemplatifs honteux... »


Posté le 09/04/2009 | 241 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Atlas 2007-2011 le Lt ISSA prend les armes !


C'est la guerre !

Pour coordonner l'Atlas des oiseaux nicheurs de France, le Lt ISSA à laissé tomber la diplomatie pour un AK-47.


RSJ

Posté le 25/03/2009 | 177 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

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